COVID long : La perte d’autonomie a touché 1 patient hospitalisé sur 5

Près de la moitié des patients COVID-19 quittent l’hôpital en état de « déficience fonctionnelle » révèle cette équipe de cliniciens de la Michigan Medicine, suggérant une forme COVID long pour un plus grand nombre de patients. Alors que la circulation du virus semble ralentir, sous l’effet notamment de la vaccination, l’équipe sensibilise dans PM&R (Physical Medicine and Rehabilitation) : The Journal of Injury, Function and Rehabilitation, à l’importance du suivi sur plusieurs mois de ces patients, une fois de retour au domicile.  

 

Car si les systèmes de santé sont actuellement moins fortement sous la pression d’une incidence croissante des infections, ils vont devoir prendre en charge les complications et symptômes longs de la maladie. Ces nouvelles données viennent combler un manque de connaissances sur les difficultés de récupération des patients atteints de formes plus sévères. Ici, les chercheurs de la Michigan Medicine mettent notamment l’accent sur un effet secondaire dévastateur encore peu documenté, une perte de fonctionnement ou de capacités au quotidien.

Des troubles neurologiques, cardiaques ou encore musculosquelettiques menacent l’autonomie

C’est la principale conclusion de cette analyse de 300 dossiers patients hospitalisés pour COVID-19 lors de la première vague de la pandémie entre mars et avril 2020. Les chercheurs ont notamment étudié les bilans de sortie des patients, leurs besoins thérapeutiques au moment de leur décharge que ce soit en termes de traitement, de dispositif médical ou d’aide ou de soins à domicile :

45% des patients hospitalisés pour COVID-19 souffrent de déclin fonctionnel après leur sortie ;
près de 20% des patients hospitalisés pour COVID-19 perdent tellement en capacités qu’ils ne sont plus autonomes à leur sortie de l’hôpital ; ces mêmes patients ont dû être pris en charge en soins de réadaptation ou ont dû emménager avec un proche, car ils étaient dans l’incapacité de rentrer seuls chez eux ;
parmi les survivants souffrant de déclin fonctionnel, 80% se sont vu prescrire un traitement supplémentaire après leur sortie de l’hôpital ;
mais, l’étude ayant été menée au début de la pandémie, 40% des patients n’ont jamais bénéficié d’évaluation de rééducation pendant leur hospitalisation. Cela suggère que le taux d’incapacité est probablement sous-estimé ;

 

« Il existe donc un besoin énorme de soins de réadaptation pour ces patients», souligne l’auteur principal, le Dr Alecia K. Daunter, pédiatre à la Michigan Medicine : « Ces patients ont survécu, mais ont quitté l’hôpital dans un état physique dégradé.

Certains marchent maintenant avec une canne,

d’autres ont besoin ont besoin d’une thérapie ambulatoire, la plupart présentent encore des symptômes inhabituels lors de la sortie d’hospitalisation ».

« Le système de santé doit assurer la sécurité des patients tout en optimisant les lits disponibles et en réduisant l’exposition du personnel. Concernant le COVID-19, l’évaluation de la capacité de fonctionnement au quotidien doit faire partie de l’évaluation du patient avant sa décharge de l’hôpital ».

 

Le COVID-19 peut atteindre différents systèmes organiques, provoquant des troubles neurologiques, cardiaques ou encore musculosquelettiques.

« Compte-tenu du véritable impact de la maladie COVID-19 sur nos patients, nos systèmes de soins doivent aujourd’hui mettre en œuvre les interventions et les structures nécessaires au besoin énorme de réadaptation ».

Équipe de rédaction Santélog

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